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Mission de volontariat Sophie de M.

par Sophie de M.

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Chère famille, chers amis,

C’est avec grande joie  et non sans émotion que je pars pour un an de mission en Asie  (Cambodge, Thailande) 🌏 avec l’association Enfants du Mékong ! Vous trouverez sur cette page quelques détails sur la mission qu’on m'a confiée là-bas, et une proposition de sponsoring très sympa, pour me soutenir matériellement et moralement ! 😊 Un GRAND MERCI pour votre amitié et votre soutien ! N’hésitez pas si vous avez des questions, je serai ravie de vous répondre (Whatsapp, Messenger, mail...) 💬
PS : Si vous avez des envies de voyages asiatiques cette année… faites moi signe, sait-on jamais !

Pourquoi je pars en mission en Asie ? 

     Cela fait quelques années déjà que me trottait dans la tête l’idée de prendre plusieurs mois après mes études  pour “faire autre chose” avant de me lancer pour de bon dans la vie professionnelle. Après 6 belles années étudiantes à Paris : ca y est, on y est !
    Il y a 2 ans, j’ai eu l'occasion de faire quelques semaines de volontariat dans  un quartier très pauvre - matériellement et humainement - de Lima (Pérou). Cette expérience m'a beaucoup marquée et m’a confirmée dans l’envie de m'engager à fond, plus tard, dans une mission au service des plus démunis. Ce choix de donner une année de ma vie résonne aussi beaucoup avec mes années de scoutisme qui m’ont fait grandir et choisir ce verbe… Servir.
    Pour cette année qui vient, j'avais aussi envie d'aventure, d'émerveillement, de rencontres et  de dépaysement. L'Asie m’est encore complètement inconnue, et j’en rêve depuis longtemps, ça tombe bien ! Quelle sera donc mon année ? Une année qui a du sens, une année  pour Donner, Servir, Aimer, Vivre l’Aventure ! 

Pourquoi j’ai choisi l’association Enfants du Mékong  ?

     Je connaissais déjà Enfants du Mékong et les “bambous” (petit nom donné aux volontaires EDM) par mon cercle familial et amical. J’ai  d’ailleurs eu la joie quand j'étais moi-même enfant de “parrainer” via ma grande sœur une petite fille vietnamienne et être témoin de l’efficacité du système de parrainage !
     J’ai choisi Enfants du Mékong pour son esprit incroyable et son authenticité.  L'association est présente depuis plus de 60 ans en Asie et mène une action impactante sur le long terme. Ce n’est simplement une ONG qui envoie des fonds, mais une association qui a véritablement un projet d'éducation et d’avenir pour chaque enfant et jeune qu’elle accompagne, dans un esprit de respect et de profonde amitié avec l'Asie.    

     Enfants du Mékong c’est ce précieux alliage entre une action concrète sur le terrain, répondant aux besoins sans les inventer, et un esprit de service humble, fraternel et joyeux.Et puis…EDM c’est aussi une grande famille, où règne la joie, la confiance et l’amitié ! 😀 

Et… concrètement, qu’est ce que je vais faire ?

(petit update pour ceux qui ne sont pas au courant : j’ai changé de mission et ne pars plus au Laos comme prévu initialement… le covid a eu raison de la réouverture des frontières !) Concrètement, ma mission sera de 2 ordres :

  • Coordonner les projets sur l'ensemble de l”Asie 

🌏 Enfants du Mékong est présent dans 6 pays d’action (Laos, Thaïlande, Vietnam, Cambodge, Birmanie, Philippines) et y soutient l’éducation de  milliers d'enfants grâce au système du parrainage. 👩‍🎓 En complément, EDM accompagne chaque année près de 200 initiatives répondant aux besoins annexes des enfants parrainés : construction et gestion de foyers d'étudiants, d’écoles, projets concernant l'amélioration de la nutrition, la santé, la mobilité, la formation à la vie professionnelle...

✅ Ma mission sera d’assurer la bonne coordination et de rendre possible la realisation de tous ces projets dans nos 6 pays d'action : accompagner les autres volontaires dans la rédaction des dossiers, lancer les recherches de fonds et la communication, aller sur place visiter les familles et les projets pour en suivre l’avancement, réaliser l’évaluation des actions menées...

  • Développer  le jumelage entre des centres et foyers EDM en Asie et des structures en France (écoles, maisons de retraite…) 

Je serai dans un premier temps basée à Pailin, une petite ville au Sud-Ouest du Cambodge, puis à Bangkok en Thaïlande pour faciliter ma mobilité en Asie, quand les frontières rouvriront progressivement ! Dans le cadre de ma mission je vais en effet  potentiellement  être amenée à me déplacer dans les differents pays d’actions d’Enfants du Mékong.

Pourquoi m’aider à financer ma mission ?

  • 💙 Un soutien matériel !

La mission d’un volontaire Bambou revient à environ 9500€ pour 13 mois (déplacements, assurances, logement, vie élémentaire sur place…). Pour éviter de ponctionner sur les budgets destinés à être utilisés directement pour aider les enfants à accéder à l'éducation, chaque volontaire s’engage donc à collecter de son côté des fonds.  LA TRÈS BONNE NOUVELLE est que que tout don peut être défiscalisé à hauteur de 75% de son montant ! (vous trouverez rarement un tel taux ailleurs 😀  Pensez à moi lors de vos déclarations d'impôts ! )

  • 💛 …Et un soutien moral énorme ! 

Un don matérialisé, même tout petit, c’est aussi une belle manière de montrer votre affection et d'être présent avec moi dans ma mission à l’autre bout du monde ! Promis, vous aurez le droit à des immersions dans l’aventure en Asie par des nouvelles régulières !

Un grand merci à tous pour votre amitié et votre générosité,

A dans un an !

Sophie

 
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21/11/2021

Q. A. D. B.

200 €

12/11/2021

150 €

Bon courage ma Sophie. J'espère que ton moral est bon et que les soutiens financiers t'arriveront comme espéré pour soutenir tes dépenses sur place. Si tu as un petit journal prévu à diffuser mets moi sur ta liste des destinataires. Je t'embrasse Ton Papa.

26/10/2021

M. D. S.

200 €

19/10/2021

R. L. R.

100 €

17/10/2021

V. D.

200 €

11/10/2021

V. D.

200 €

Je partage ce soutien avec mon fils Martin, ami de Sophie

10/10/2021

G. D. M.

400 €

09/10/2021

F. D. S.

100 €

Je suis marraine

08/10/2021

G. D. M.

500 €

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  • Sophie de M.

    Créateur de la page

    21/01/2022

    News d'Asie #2 - Janvier 2022 (Cambodge)

     

    Chère famille, chers amis,
    J'espère que vous avez passé un très Joyeux Noël ! Après 3 mois en pays Khmer, voici quelques nouvelles de ma mission en direct de l'Asie, et l'annonce de mon arrivée imminente en Thaïlande ! Merci à tous pour vos nombreux messages et marques de soutien depuis mon départ, et pardon à ceux à qui j'ai tardé à répondre. 

     

    La Cambodgienne se Thaï ! ✈️ 🇹🇭

    C’est l'inconvénient d’écrire ses newsletters par petit bouts… le présent devient passé ! Je finalise ce mail depuis l’aéroport de Phnom Penh : je migre à Bangkok aujourd’hui ! Je rejoins pour le reste de l'année, le siège opérationnel d'Enfants du Mékong qui se trouve en Thaïlande. Cela permettra de bosser "en direct" sur la coordination des projets de l'association avec Gaëtan, le nouveau directeur Asie, qui a débarqué en décembre en Thailande en famille, et d'être plus mobile sur l'Asie du Sud Est si la situation évolue.  Après un bon tour au Cambodge et l'accompagnement du lancement d'une dizaine de projets de développement, mon implantation à Pailin commençait aussi à montrer ses limites sur le long terme pour mon type de mission.

    Je continuerai depuis le Royaume du Siam ma mission de lancement et suivi des projets, de  coordination du nouveau des jumelages et j'aurais en plus la charge de la coordination de quelques "programmes de parrainage"  dans les bidonvilles et la campagne autour de Bangkok (visite des enfants aidés par EDM, recrutement des nouveaux filleuls...). Deux autres volontaires bambous, en plus des 3 déjà sur place, arriveront aussi en Thaïlande en février. Une fine équipe en perspective ! Fin de l’aventure khmère donc, c’est parti  9 mois thaïs qui promettent d'être intenses ! Moi qui commençais à m’attacher au charme du Cambodge et de ma petite ville au bord des montagnes, je le quitte avec émotion ! Et pour cause…

    Traversée khmer

    Le Cambodge est l'un des pays où EDM est le plus "dynamique"  et où les projets fleurissent à vitesse grand V. En effet, le gouvernement cambodgien ayant pris ces derniers mois des mesures raisonnées face au Covid, pour maintenir l’économie et la vie sociale, les activités d’EDM sont moins impactées que dans les autres pays d’Asie. J’ai donc pu en janvier terminer ma “tournée” cambodgienne. Après deux mois à sillonner le pays, je commence à bien le connaître !

    Je vous envoyais mes dernières nouvelles depuis le centre de Samrong, à l'extrême nord du Cambodge. Énorme coup de cœur pour ce centre, qui respire la joie de vivre et la simplicité à plein nez.  Nous sommes allés faire des distributions de parrainage dans les villages de la province où des enfants sont soutenus par EDM. Les enfants reprenant le chemin de l'école au Cambodge depuis novembre, ce fut aussi l'occasion de distribuer des uniformes tous neufs !  J'ai aussi fait un petit tour à Sisophon, l'un des plus grands centres scolaires d'Enfants du Mékong qui existe depuis 1993 et qui a déjà vu passer des milliers d'étudiants. Je suis également retournée à Preah Vihear une dizaine de jours, où les étudiants de terminale préparaient leur bac. 

    Ce fut l’occasion de visiter les projets en cours et en prospects,  de réaliser des interviews et des petits reportages pour ma mission de jumelage, mais aussi  d’accompagner les “staffs” cambodgiens en visites de familles et, lors des temps libres, de passer du temps avec les jeunes en enchainant les karaokés et les parties de volley (sport très populaire au Cambodge ! )

    Dans les centres EDM, on rencontre des jeunes bien dans leurs tongs, qui rient, blaguent, sont stressés par leurs exams de maths  (oh les bons souvenirs !). Des jeunes comme les autres. Et pourtant, quand les cœurs s'ouvrent, on plonge dans des histoires difficiles de familles qui manquent de tout, et d’enfants qui ont souvent du grandir trop vite. J’ai été aussi beaucoup marquée par le dévouement de certains staffs et responsables locaux qui travaillent pour EDM, qui se démènent au service des familles.

    La mission au quotidien !

    Durant ces 3 mois au Cambodge, j'ai eu la chance d'être très autonome, d'organiser mon emploi du temps plus ou moins à ma guise. Il y a mon boulot de gestion de projets qui me fait passer du temps dans des dossiers de projets  (en me disant parfois qu'une double compétence d'ingenieur civil aurait été utile ;) !), des verif de compta et de reportings, pour que tout soit bien carré et qu'on puisse mieux suivre l'action depuis le siège. Pas hyper sexy comme ça, mais en réalité, c'est une tâche essentielle (je le découvre petit à petit) à laquelle je suis heureuse de contribuer du mieux que je peux. Ça me permet d'avoir une vision de tout ce qui se passe dans les pays d’action d'EDM, et ça c'est  très chouette !

    Pour équilibrer ce côté parfois un peu administratif, il y a les visites  sur le terrain, dans les missions dans tout le Cambodge, pour rencontrer nos contacts locaux, découvrir les centres, aller voir les constructions d'écoles, de foyers etc au plus près de ceux que nous aidons. Super aussi d'avoir ces derniers mois eu l'opportunité de passer du temps et de bons moments avec les autres bambous, qui me réservent toujours un bel accueil sur leurs lieux de mission. Vous mixez tout ça, et vous avez un petit panorama de mes dernières semaines ! 

    Je me suis quand même fait aussi fait mon petit trou à Pailin. J’ai pu fin novembre accompagner les frères maristes, partenaires locaux d’EDM,  dans le recrutement de 30 jeunes collégiens qui viennent maintenant vivre dans leur centre pour continuer à étudier. Ce furent des moments épiques au fin fond des collines, à des heures de pick-up de toute région habitée, où j'ai découvert un nouveau level dans l'échelle de défoncage des routes, et des enfants pour qui j’étais l’attraction de l’année car ils n'avaient jamais vu de "barang" (étranger blanc).

     

    Lorsque je ne suis pas en vadrouille dans le reste du Cambodge, je passe aussi pas mal de temps à la paroisse de Pailin… seul endroit où je capte à peu près internet en dehors de quelques restos ! En plus de sa mission religieuse propre, c’est est en fait un véritable lieu d'accueil, de formation et de vie pour les jeunes. Les activités reprennent doucement, des cours de danse, d’informatique, d’anglais y sont réorganisés depuis mi décembre.  Les élèves sont arrivés le 3 janvier dans le centre des frères maristes où je vis.  J'étais vraiment heureuse à mon retour à Pailin début janvier d’y trouver un peu de vie et de dynamisme, car les quelques jours passés ici au tout début de ma mission étaient un peu trop calmes à mon goût !

     

    Je passe aussi pas mal de temps avec deux petites sœurs philippines qui s’occupent de jeunes parrainés par Enfants du Mékong avec une énergie incroyable et des projets plein la tête. Elles sont à la fois mes amies et mes “petites mamans” d’ici ! Je comprends maintenant quand on dit que les volontaires bambous sont les "yeux et les oreilles de l'asso sur le terrain", et que "EDM c'est avant tout une histoire d'amitié." : je crois qu’une facette de ma mission est ma présence ici, tout simplement. ” "Faites vous des coeurs vastes comme le monde" disait le P.Sevin aux scouts... Un coeur qui sache écouter, comprendre, aimer avant d'agir.

    Le quotidien cambodgien implique aussi de s’adapter à l'organisation "à la khmer" avec des plans qui changent la veille, voire une heure avant, voire 5min avant, et des décisions sur un coup de tête. Ceux qui me connaissent bien se douteront que ce n'est pas pour me déplaire, et que je m'adapte assez facilement à ce côté "orga de dernière minute" 😉😉 . 

    Après, à haute dose, et dans un pays étranger où les repères ne sont pas les mêmes, je me prends parfois à détester cette désorganisation et ce flegme !
    Car l’Asie c'est aussi apprendre la patience : on y plante le riz… et on le regarde pousser ! Vous pouvez transposer cette métaphore à à peu près toutes les situations !

    Au moment où je vous envoyais ma première newsletter, les cambodgiens venaient de fêter “la fête des eaux” très populaire en Asie, et  appelée au Cambodge  Bon Om Teuk. Célébree pendant 3 jours au moment de la pleine lune de novembre, elle marque la fin de la saison des pluies et le début de la saison sèche. Pour l'occasion, danses, plats traditionnels, lancer de lanternes (photo ci dessous) courses de bateaux...

    Eglise locale et Noël cambodgien

    Enfants du Mékong est une association laïque, mais comme vous le voyez, nous travaillons souvent en coopération avec l'église cambodgienne qui est très investie localement pour l’éducation, ce qui me donne personnellement l’occasion de la découvrir. 

    Ces derniers mois, j'ai eu plusieurs fois l'occasion d'aller à la messe en 100% Khmer et notamment avec 60 jeunes réunis pendant 3 jours pour une sorte de retraite. Des jeunes profondément respectueux, qui suivent avec attention, malgré leur tradition bouddhiste. Et pourtant parmi eux : 2 baptisés. 2. Sur 60.  L'un d'eux me disait qu'il ne croyait pas mais qu'il était touché par la beauté du rite et l'énergie avec laquelle des religieux et des mouvements d'Eglise s'occupaient des plus démunis.  

    C'est en effet, moi aussi, l'une des choses qui m'a touché ici.  Cette Eglise au service des pauvres, qui a compris que l'amour de Dieu s'appuyait sur les deux jambes  de la charité matérielle et de la charité spirituelle. Le soin des malades, des affamés et des familles éprouvées, si nécessaire, et aussi, intimement liée, la proposition de la foi. Le tout en faisant preuve d'une grande délicatesse et d'un grand respect de l’histoire, de la culture et des traditions, parfois si éloignées. 

     

    Annoncer à chacun qu'il est infiniment aimé. Concrètement. Un challenge, dans une culture bouddhiste ou la “loi du karma” justifie un certain défaitisme par rapport aux événements de la vie, et dans un pays qui a été meutri. Pour moi, avec ma vision occidentale, c'est une profonde expérience qui pousse la foi dans ses retranchements... pour mieux la vivifier ! 

    Ce fut d’ailleurs une expérience assez singulière de passer la période de l'Avent dans un pays où moins d'1% de la population est chrétienne. À part dans les grandes villes occidentalisées, où c'est une occasion commerciale, je n’ai vu ici  presqu'aucune référence à Noël, pas de crèche, pas de sapins, pas de déco...pas vraiment  d'effervescence particulière. 

     

    J’ai eu la joie d'attraper une maladie tropicale s'apparentant à la dengue qui m'a clouée au lit à Phnom Penh chez une amie pendant une grosse partie du mois de décembre, et j'ai donc passé un Noël… particulier ! Les aléas de la  vie en Asie ! J'ai quand même pu assister à une superbe messe de Noël cambodgienne, très chantante comme je les aime (ce qui n’est pas toujours le cas ici) avec nos chants populaires français adaptés en khmer. 

     

    J’ai ensuite passé quelques jours de vacances-convalescence au soleil dans les îles du sud avec d’autres volontaires bambous pour le nouvel an, avant de retourner chez moi à Pailin pour une quinzaine de jours avant mon départ pour la Thaïlande !

    Je quitte le Cambodge avec émotion, très heureuse de ces 3 mois, malgré les hauts et les bas, émerveillée de toutes les initiatives lancées, heureuse de ces rencontres et pleine d'espérance pour tous ces enfants ! Le challenge des prochaines semaines : adaptation à la vie Thaï !


    POUR FINIR, FLORILEGE D'ETONNEMENTS CAMBODGIENS :
    Les Coffee-shop partout qui servent des cappuccino glacés, les kralan ou “bamboo rice” (tiges de bambou remplies avec un mélange de riz gluant, lait de coco, et de pois), les jus de fruits frais, les offrandes dans les temples (fruits, encens...coca et cigarettes !), la question ”est ce que tu as mangé ?" qui correspond à notre “comment ça va?" français, les déchets qui brûlent le long des routes, les heures d'attente pour les taxis collectifs… (enfin… pour tout, enfait!), les gens qui écoutent de la musique sans oreillettes, le sourire qui résout absolument toutes les situations, l'absence de “non”, les vendeurs ambulants et leur motos surchargées de tout et n'importe quoi, les entremellements de fils électriques, les taxis qui font office de facteur, les bouibouis où tu manges pour 2€, les élèves qui ont la classe dans leurs uniformes, les douches avec un bassin d’eau et les toilettes sans siège, le riz et le manioc séchant sur le bord des routes, les dépassements par la droite et les gens qui roulent à contresens, les chaises “playmobil” en plastique rouge, les maisons sur pilotis colorés, les nattes à la place de matelas, les Krama (écharpe cambodgienne) qui servent à tout, les routes construites par petit bout (sans logique aucune), le nombre de jours fériés incalculables…
        A défaut de vous souhaiter un joyeux Noël, il est un peu tard, je vous souhaite de tout mon cœur à tous une belle année 2022 !

    Qu'elle soit remplie de joie et de rires, de projets un peu (voire très) fous, de beaucoup d'Espérance et de courage dans les épreuves, de simplicité, de chaleureux moments familiaux et de belles et profondes amitiés !

    Et que chacun là où nous sommes, nous contribuyions à rendre le monde un peu meilleur que nous l'avons reçu !

     

     

    Un immense merci à tous ceux qui ont déjà soutenu financièrement ma mission, j'en suis vraiment très touchée !

    Un grand merci aussi pour tous vos petits mots d’encouragement qui redonnent du peps lors des petits coups de mou !

    N'hésitez pas à m'envoyer de vos nouvelles, par mail ou whatsapp, je suis toujours très heureuse de vous lire.

     

    A très bientôt pour de nouvelles aventures Thaï !

    Bien affectueusement, 

     

    Sophie

     

     
  • Sophie de M.

    Créateur de la page

    21/01/2022

    News d'Asie #1 - novembre 2021 (Cambodge)

    Chère famille, chers amis,
    Un mois après mon atterrissage au Cambodge pour une mission d’un an avec Enfants du Mékong, il est temps de vous partager mes premières impressions !

    Pour ceux que je n’ai pas revu depuis cet été, petit update : j’ai changé de pays de mission (je ne pars plus au Laos)  et de poste - merci le Covid - mais m'engage toujours avec la même chouette asso !

     Petite présentation de ma mission ! Pour en savoir plus et me soutenir, c'est ici ! Soutenir Sophie !

    Prêts au décollage ?!

    J’ai donc pris mon envol le 18 octobre direction le Cambodge, pour un an de mission en Asie. A bientôt douce France que j'aime  ✋

    15h de vol et une escale plus tard, me voilà survolant le majestueux Mékong, fleuve de légende, nourricier de l'Asie du Sud-Est. Sortie du labyrinthe stop-covid à mon atterrissage à Phnom Pen (test PCR, aspersions intégrales de solution hydroalcooliquet, et nombre incalculable de vérifications des vaccins de déclaration sur l'honneur), j'ai été conduite dans un hôtel aléatoire pour passer  les quelques jours d'isolement obligatoire pour tout arrivant sur le territoire cambodgien.    

    Entre repos, lecture, tri de mes photos, films, sport, préparation à ma mission, cours de khmer en ligne quotidiens, et appels des uns et des autres, le temps est finalement passé plutôt vite !  Coup de chance pour moi,  une réduction de quatorzaine  a été décidée le jour de mon départ, ce temps redouté de solitude est donc passé à une semaine seulement.  Youhouuuu! Liberée, délivrée, bonjour l'Asie ! L'aventure commence !

    Ca commence bien !

    Après avoir récupéré mon passeport pour la liberté, j'ai rejoint les autres volontaires d'Enfants du Mékong du  Cambodge, pour quelques jours de séminaire de rentrée (pour eux, debrief de leurs premières semaines de mission, pour moi, une occasion de comprendre les spécificités de l'action de l'asso au Cambodge, et de me plonger doucement dans l'ambiance !).  Nous avons prolongé par une petite virée culturelle pour le WE dans la cité royale d'Angkor, et ses fameux temples au milieu de la jungle, tout droit surgis du passé. Le tout, sans l'ombre d'un touriste ! Impressionnant.

    .

     
    Premiers pas en tongs 

    Ahhh l’Asie…. Les premiers pas en tongs au Cambodge riment avec premiers émerveillements et premiers étonnements : le sourire permanent des cambodgiens, les marchés qui débordent de fruits et de tissus, les paysages magiques avec des rizières verdoyantes à perte de vue, des pagodes bouddhistes dorées d'où s'échappent des parfums d'encens et les bonzes dans leur vêtements oranges….

    La circulation chaotique et les pistes de terre battue pleines de nids de poule, les fils électriques dans tous les sens, les vendeurs ambulants (de chambres à coucher complètes,  de paniers en osiers, de cochons…)  les scooters où tiennent assis 6 enfants khmers.. Bref, un poil moins aseptisé que notre vie occidentale ! 😂 J'adoooore ! 
     
    Les papilles ne sont pas en reste : je découvre les noix de coco dont on boit le jus directement a la paille, les fruits exotiques délicieux, le  me-cha et bye-cha : nouilles ou riz sauté au boeuf et aux légumes, qu'on retrouve dans tous les boui-boui au bord des routes, les soupes, le riz à tous les repas (p'tit dej inclus !), les sauterelles grillées…
    Et puis, une plongée dans les côtés moins roses du Cambodge, hanté encore 40 ans après par le spectre de la terrible époque des Khmers rouges. Régime génocidaire qui a détruit non seulement des vies, la santé, les biens matériels de millions de cambodgiens mais a aussi - et on le mesure tellement ici - les repères familiaux, moraux, éducatifs et culturels du pays. On sent bien que l'action d'Enfants du Mékong, dans ce pays qui panse  encore douloureusement ses plaies, prend vraiment un sens particulier…

    (Je recommande "D'abord, ils ont tué mon père" film dispo sur Netflix, qui retrace cette période)

    Bienvenue chez moi !
    J'ai rejoint début novembre Pailin, la ville qui sera ma "base-arrière" pour les quelques mois que je passerai au Cambodge avant une potentielle migration à Bangkok (ville depuis laquelle nous coordonnons habituellement  l'ensemble des actions Asie). A une quinzaine de km de la frontière thaïlandaise, bordée par les montagnes des Cardamones, la province de Pailin avec ses cultures fruitières a été aussi le lieu des pires atrocités pendant la période des Khmers Rouges, et l'un de leurs derniers bastions. Il y a d'ailleurs encore beaucoup de mines dans la région ! Je suis logée dans les locaux d'une communauté de religieux Maristes, de différents horizons (Ghana, Madagascar, Allemagne, Colombie…), engagés au Cambodge depuis de nombreuses années. Ils ont construit un grand foyer pour accueillir les étudiants isolés. Malheureusement avec le Covid, les élèves ne seront accueillis qu’en janvier…. Un peu déroutant pour moi qui appréhendais la solitude : adaptation ! Je vais profiter de ma présence dans cet endroit reculé pour créer du lien et voir comment nous pouvons accompagner les initiatives locales en faveur des jeunes… il y a du boulot !
    Début de mission et immersion !
    Je suis partie quelques jours plus tard  pour 2 semaines d'immersion. Objectif : faire le tour des centres Enfants du Mékong du nord du Cambodge pour connaître le terrain, les projets en cours, et débroussailler ma mission de jumelage !  Ici, le système scolaire est peu développé et beaucoup de familles habitent loin (très loin) des premiers lycées et collèges. La plupart n'ont pas les moyens de payer un internat à leur enfant… Résultat : ceux-ci arrêtent l’école dès qu’ils sont en âge de travailler aux champs. Enfants du Mékong tente de pallier ce problème en accueillant dans 6 centres à proximité des lycées, ces jeunes issus de familles pauvres. Il y font l'expérience de la vie communautaire et y reçoivent aussi des cours de soutien, et une chouette formation humaine, pour apprendre à donner le meilleur d'eux même ! 
     
    Ce mois ci, j'ai donc eu l'occasion de  découvrir les centres de Battambang, BanteyCh'mar, de faire un passage éclair à Preah Vihear, malheureusement écourté par un chien un peu trop affectueux qui m'a valu une descente expresse à Phnom Pen (on rigole pas avec la rage ici!). Une occasion de découvrir la capitale que je n'avais vu que depuis mon hôtel de quarantaine.
    Implantation des centres Enfants du Mékong au Cambodge
    Ces différentes étapes sont aussi l'occasion de passer du temps avec les jeunes et de faire quelques visites de familles. Des maisons dans des villages reculés ou 8 personnes vivent dans une cabane en bois d'une ou deux pièces, avec quelques poules et dans des conditions d'hygiène sommaire... A chaque fois, je suis touchée par ces enfants, que déjà si jeunes, la vie n'a pas épargné mais qui croient en un avenir meilleur, à force de volonté et de notre (très humble) aide. 
     
    Je vous ai déjà évoqué l'état des routes ici… comptez parfois 7h pour faire 250km ! Balbutiant à peine quelques mots de khmer, la débrouillardise est de mise… et de mimes ! Je pensais avoir une certaine expérience de la négociation de taxis et tuktuks en tous genres après mes mois vécus en Amérique Latine... J'ai vite compris qu'ici, avec la barrière de la langue, ça allait être une autre histoire ! Cela a donné lieu à des situations improbables : voyages dans des camions remplis de riz et de poules, dans la voiture de l'ami-duvoisin-delatante-duchauffeurdetaxi qui s'embourbe en plein milieu de la pampa… j'ai parfois l'impression de me retrouver dans Pékin Express...mais on finit toujours par je ne sais quel  ! miracle par arriver à bon port 

    La photo insolite  du mois :

    Ok, c’est un peu glauque, mais représentatif d’un choc des cultures : Je suis allée à l'enterrement  d'une voisine de mon village… les bouddhistes croyant en une réincarnation, rien n'est fait dans la demi mesure ! Ci contre, ce n’est pas une attraction de fête foraine, mais la dernière demeure du défunt...

    Outre ces moments particuliers, l'immersion dans la culture cambodgienne est vraiment enrichissante : une histoire, des codes, des croyances, une manière de penser radicalement différente... Tout cela oblige à sortir de sa zone de comfort, à faire l'effort d'essayer comprendre, d'apprendre, pour ne pas arriver avec nos idées toutes faites et pour que notre action sur le terrain soit vraiment adaptée !

    J'espère avoir réussi à vous donner un petit aperçu de mes premiers jours de mission, même s'il est difficile de mettre des mots sur tout ce que je vis ici !

    Un grand MERCI à tous pour votre soutien, qu'il soit moral, financier, ou spirituel. 
    A bientôt pour de nouvelles aventures !

    Bien affectueusement 

    Sophie

  • Sophie de M.

    Créateur de la page

    24/10/2021

    Atterrissage a Phnom-Penh (Cambodge) !

    Phnom Pen, le 19 octobre 2021

    Alors que la campagne française que j’aime tant se pare doucement de ses couleurs dorées et rougeoyantes, et que les jours s'étiolent avec leur pâle et douce lumière de ce début d’automne, mon esprit, lui, est déjà ailleurs dans le rush de la préparation de mon départ en Asie !

        Les 2 dernières semaines ont été bien mouvementées. J’ai en effet accepté début octobre une nouvelle mission chez Enfants du Mékong pour cette année : le Laos, qui devait être mon pays d’adoption pour un an, est soumis à des règles ultra-strictes de confinement ce qui laisse peu d’espoir de réouverture du pays avant le mois de janvier. J’ai donc basculée, avec joie, sur une autre mission, qui sera basée au Cambodge pour quelques semaines puis en Thaïlande plus tard, au siège du service Asie de l’asso. Départ en 15 jours, un peu plus de coordination, un poil moins de terrain, d’autres pays, une autre mission que celle dans laquelle je m'étais  projetée depuis 5 mois : on m’avait dit qu’il fallait accepter que les plans changent souvent en Asie : ça commence déjà ! Moi, je crois aussi que la providence fait bien les choses. Je m’embarque donc dans cette nouvelle aventure avec grande confiance, et toujours au cœur cette envie de faire de mon année quelque chose de beau au service des autres.
     

         Lundi 18 octobre 2021 :  jour du grand départ !
    Ça y est, on y est !  Hier, j'ai dit au revoir  à Papa, et confié avec émotion mon année à ma petite Maman en regardant le Ciel. J’ai eu la  joie de voir 4 de mes 5 frères et soeurs et certains de mes neveux en l'espace d’une journée, ce qui arrive rarement. Je passe une dernière joyeuse soirée avant de longs mois avec mes soeurs et beaux-frères parisiens qui m'ont préparé un dîner bien francais (vin fromage, charcut’, fruits de mer, je savoure !). 

     

     

         Marie m’accompagne à l'aéroport ce lundi matin. Après un embarquement sans encombre malgré les mesures drastiques dues au Covid, c’est parti pour 15h de vol, entrecoupées d’une très brève escale à Singapour. J’adooore cette sensation du décollage ! Au matin de ce 19 octobre, je survole l’Asie et se dévoile sous mes yeux émerveillés  le Mékong, ce fleuve de légende qui fait battre le cœur de l’Asie du Sud Est. J'atterri à Phnom Penh, baignée de la chaleur moite de cette fin de saison des pluies.

     


         Là commence le parcours du combattant anti-covid :  dès ma sortie de l’avion, je suis embarquée dans un labyrinthe de 5 points de contrôle des vaccins, test et assurance - 1 test PCR… bien senti, 4 déclarations sur l’honneur et … une aspersion intégrale de pschiit de gel hydroalcoolique ! Assez déroutant comme méthode je dois dire !

    2h plus tard, j’attends devant l'aéroport de Phnom-Pen mon “bus magique”, qui doit m’emmener vers l’étape ultime qui me permettra d'acquérir ma liberté pour ces prochains mois :  une isolation en quarantaine dans un hôtel aléatoirement sélectionné par l'aéroport. Grande chance pour moi, le gouvernement cambodgien a assoupli les règles de cet isolement obligatoire le 18, jour de mon départ : les 2 semaines appréhendées de solitude sont finalement réduites à 7 jours, ce qui rend l’idée de cette période un peu plus supportable !

    Je vous laisse...Je monte dans le bus, à très bientôt !

    Je vous embrasse et me confie à votre pensée et à votre prière
    Sophie

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Depuis 1958, Enfants du Mékong soutient l'éducation des plus pauvres et les enfants en situations de détresse. Ce sont près de 23 000 enfants parrainés et 60 000 enfants soutenus qui peuvent ainsi accéder à l'éducation. Enfants du Mékong soutient la construction d'une centaine de projets de développement par an (écoles, foyers d'accueil...) et gère 11 centres et 200 foyers. Enfants du Mékong  intervient dans 6 pays : Vietnam, Thaïlande, Laos, Philippines, Cambodge, Birmanie. Pour plus d'informations: www.enfantsdumekong.com